La lanterne magique permet des projections d'images dès le XVIIème siècle. Se perfectionnant au fil du temps, elle entre dans de véritables spectacles à la fin du XIXème siècle, se permettant de surprendre le public dans les salles obscures, en faisant apparâitre des images sur les murs, là où on les attendait pas. Le cinéma, au contraire, malgré quelques essais au tout début du XXème siècle, va enfermer définitivement les projections dans un rectangle plus ou moins allongé. Tous les écrans qu'il s'agisse de projections en salles, de télévision ou de téléphones portables sont rectangulaires.
Le premier défi lancé par l'art vidéo consistera à casser ce format, sans doute inspiré par la peinture en recherche permanente, elle aussi, de nouveaux supports pour changer le regard, depuis le mouvement Dada, suivi par le surréalisme. Il s'agissait rien moins que de changer le monde en modifiant le regard qu'on porte sur lui. Mais dans ce mouvement pendulaire permanent de la culture, cette utopie se verra remplacée par la nouvelle vague et sa reconquête du réel dans les années 60, laquelle se prolonge dans ce vingt-et-unième siècle avancé.
Que fera l'IA ? son ambition sera-t-elle de continuer à banaliser la mort sur tous nos écrans pour nous préparer à la destruction du vivant. Nous permettra-t-elle au contraire d'abolir les frontières entre le rêve et la réalité afin de nous aider à construire de nouvelles utopies, à peine plus d'un siècle après Dziga Vertov ?
Le Video Art nait officiellement en 1963 avec la personne de Nam June Paik. Le Coréen, d'abord intéressé à la musique, emprunte les pas de Karlheinz Stokhausen et de John Cage pour détruire la musique traditionnelle. Dziga Vertov les avait largement précédés dans cette ambition, se réclamant lui-même du Manifeste du Futurisme de Marinetti (11908). .Il va jusqu'à casser un violon sur scène. En Rhénanie, lors de sa première véritable installation, il présente 12 téléviseurs dont l'image est perturbée par un générateur de fréquence qui produit donc des effets de type larsen. L'image est obtenue sans caméra. Sans doute cet art est-il également inspiré des premiers essais de Man Ray (1922), et de Len Lye après lui, qui créent des "rayogrammes" en posant des objets sur la pellicule, laquelle était développée sans avoir été introduite dans un appareil photo. En parallèle, dans les mêmes années 60 avec l'underground newyorkais ou le groupe parisien autour de Maurice Le Maître, les Lettristes et le fils de Julien Duvivier, c'est un cinéma qui s'affranchit de toutes les contraintes, allant jusqu'à présenter sur l'écran de la cinémathèque de Paris un film de trois heures constitué d'une seule séquence en boucle qui ne doit pas durer plus d'une minute. Nous sommes dans la lignée des mouvements Dada et Surréalisme qui n'ont pas encore été balayés par le cinéma du réel. La question de la négation de l'écran rectantgulaire viendra à peine plus tard dans des installations.
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Man Ray, Le retour à la raison, 1923 (cinéma)
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Nam June Paik, Electronic superhighway, 1995
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Zbigniew Rybczynski, Steps of Odessa, (1987) Les escaliers d'Odessa du film de M. Eisenstein revisités par des comédiens d'aujourd'hui avec des effets spéciaux, par incrustation, expliqués dans ce film. L'original est impressionnant.
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Norman Mc Laren, Lignes verticales (cinéma 1960)
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Bill Viola, Le déluge, 2005. Ne cherchez pas à imiter les trucages !
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Le Vidéo Art peine à entrer dans les salles de cinéma. On le trouve dans des expositions et musées spécialisés ou sur internet. Il ne vient pas à nous. Pour le connaître il faut aller le chercher.
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Dans le cadre de leur formation les étudiants de la section de STS Viette-AV réalisent des films reposant sur le principe du trucage.
Nous travaillions alors sur support analogique. Nous devions initier nos étudiants aux incrustations et au générateur d'effets ADO dès les anénes 1990.
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Il s'agit ici d'incrustation sur fond bleu permettant de rendre le fond invisible.
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Interdits - 1990
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Seule la couleur a été imposée
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La puce savante
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La couleur blanche
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TP lumière sur verres
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Larsen O Scope
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Partir avec une caméra sans aucun projet et filmer en construisant son histoire à part=r de ce qu'on trouve. Le film est présenté au groupe. On efface et repart pour l'améliorer. Le troisième film est ici présenté.
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D'autres idées...
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Devant ma porte le soleil inonde le rideau anti-mouches. Le vent l'agite. Il se reflète sur le montant de la porte. Nous venions de visiter le Géoparc de Digne-les-Bains dont une partie est consacrée à quantité de sources, chutes et réservoirs d'eau. Tout un univers sonore. Ce film est un pur produit du hasard.
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Un enfant de la classe de Paul Le Bohec teste la méthode naturelle de chant en improvisant cet Opéra Basse-cour. Le chant se suffisant à lui-même nous ne pouvions le polluer avec des images de nature.
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